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Essais cliniques et protocoles

Essai clinique pour la CMT
En 1886, le professeur Jean-Martin Charcot et son élève Pierre Marie, de la Salpêtrière, décrivaient une maladie dont les symptômes ressemblaient beaucoup à celle qui faisait l’objet de la thèse de l’Anglais Henry Tooth, à Cambridge.

Il faut attendre les années 1950, pour qu’il y ait du nouveau, une première révolution grâce à l’électrophysiologie qui permet de mesurer la vitesse de conduction des nerfs permettant de mettre en place une classification.

Grâce à l’électrophysiologie, on va pouvoir distinguer les formes de l’atteinte due à la dégénérescence de l’axone et les formes où il y a principalement démyélinisation qui entraîne un ralentissement des vitesses de conduction.

À la fin des années 1990 et 1991 une étude est réalisée sur un grand nombre de familles atteintes par la maladie.
Une classification est mise en place en fonction de la vitesse de conduction.

En 1991, une équipe belge localise le gène de CMT1A sur le chromosome 17.
À partir de cette date les découvertes se succèdent pour donner une première grande classification.
Dans le même temps, des équipes de recherche travaille avec des souris ou des rats atteints de la même pathologie.

C’est ainsi qu’en 2005 un essai clinique avec l’acide ascorbique a eu lieu avec des résultats pour l’instant mitigés.

Fin 2010 un nouvel essai a commencé : l’essai pléothérapie.

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Une approche thérapeutique prometteuse pour la CMT1A

Les scientifiques de Ionis Pharmaceuticals (Californie), en collaboration avec l’Association Charcot-Marie-Tooth américaine (CMTA), ont identifié une approche thérapeutique importante et encourageante issue de la technologie antisens pour traiter les CMT de type 1A, la forme la plus commune de la maladie (la moitié des cas de CMT).

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Succès des analyses intermédiaires pour l’essai PXT3003

L’essai PLEO-CMT peut se poursuivre comme prévu sans augmenter le nombre de patients.

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Communiqué CMT-FRANCE / Essais cliniques PHARNEXT


Dans le cadre des essais cliniques de Phase 3 en cours (études Pleo-CMT et Pleo-CMT-FU) de PXT3003, dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 1A (CMT1A) chez l’adulte, un problème de stabilité est apparu dans certains lots de la formulation de la dose élevée (dose 2).

Ce problème de stabilité s’est manifesté sous la forme d’une cristallisation du médicament.

Toutefois, cet événement n’a soulevé aucun problème de nocivité.
Cette situation a contraint PHARNEXT à amender le protocole du programme via une procédure dite de « demande de modifications substantielles ».

Cette demande est soumise à autorisation, d’une part, de l’Agence Nationale de la Sécurité du Médicament (ANSM) et, d’autre part, du Comité d’éthique (CCP).

L’accord de l’ANSM a été obtenu, celui du Comité d’éthique devrait l’être très prochainement, la reprise des essais dans sa phase extension devrait intervenir dans les semaines qui viennent, et selon toute vraisemblance avant la fin de l’année 2017, sans qu’une date précise puisse être communiquée puisque les délais sont soumis à des décisions d’Institutions ayant leur délai et procédure propres.

Néanmoins, toujours selon PHARNEXT, les étapes du développement de PXT3003 demeureraient inchangées selon le calendrier suivant :
– résultats des analyses adaptatives et de futilité toujours prévus fin 2017,
– résultats de l’essai clinique Pleo-CMT toujours prévus au cours de la deuxième moitié de 2018, probablement au troisième trimestre.

L’Association CMT-France qui est très mobilisée sur cette question reste bien évidemment en relation directe et continue avec PHARNEXT pour être tenue informée des suites de l’avancement de ces essais et ne manquera pas de vous tenir informés, malades adhérents et participants aux essais, via son site Internet.

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CMT1A : l’essai UPACOMT arrêté

Débuté fin 2015, l’essai UPACOMT avait pour objectif d’évaluer la sécurité d’utilisation et l’efficacité de l’acétate d’ulipristal chez 45 hommes atteints de CMT 1A, âgés de 18 à 70 ans, pendant un an.

L’acétate d’ulipristal est un anti-progestérone développé par HRA Pharma et déjà commercialisé en France pour d’autres indications. C’est un médicament hormonal qui bloque les effets d’une hormone sexuelle, la progestérone (on parle d’antagoniste des récepteurs de la progestérone).

La progestérone augmente l’expression de PMP22, la protéine produite en trop grande quantité dans la CMT 1A. Des chercheurs se sont donc intéressés aux effets des anti-progestérones et ont montré, chez le rat modèle de CMT 1A, que les anti-progestérones diminuent la synthèse de PMP22 et améliorent les symptômes de la maladie.

Cependant, trois cas d’hépatite fulminante aiguës ayant nécessité une transplantation hépatique ont été signalées par la pharmacovigilance. Ces hépatites sont survenues sous Ulipristal acétate à la dose de 5 mg/j chez des femmes traitées pour un myofibrome utérin alors qu’aucune alerte de ce type n’avait été signalée jusqu’alors depuis la commercialisation du produit en 2012.

L’imputabilité de l’ulipristal acétate est en cours d’évaluation par l’EMA (european medical agency) qui statuera sur la dangerosité avérée du médicament d’ici quelques mois.

En attentant leurs conclusions, le principe de précaution nécessite d’arrêter temporairement les inclusions ainsi que de stopper le traitement chez les patient inclus dans le protocole UPACOMT utilisant l’ulipristal acétate vs placebo à des doses de 5 ou 10 mg/j chez les hommes sur une période de 1 an.