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Les médicaments déconseillés

Ces médicaments commercialisés en France sont susceptibles d’entraîner des neuropathies. Chez les patients porteurs d’une CMT ils ne devraient être utilisés qu’en l’absence d’alternative thérapeutique.

  • Anticancéreux : Vincristine, Vinblastine, Cisplatine, Carboplatine, Taxol
  • Anti-Infectieux : Métronidazole, Nitrofurantoïne, Chloramphénicol
  • Anti-lépreux : Dapsone
  • Anti-tuberculeux : Isoniazide
  • Anti-rétroviraux : Didanosine (DDI), Zalcitabine (DDC)
  • Anti-arythmique : Amiodarone
  • Traitement de fond des rhumatismes inflammatoires : Sels d’or
  • Désintoxication alcoolique : Disulfiram
  • Anti-épileptique : Phénytoïne
  • Hypocholestérolémiant : Ezétimibe
  • Autres : Alcool
  • Pyridoxine (Vitamine B6). Les doses toxiques sont très supérieures aux doses quotidiennes prescrites à visée thérapeutique.

Un certain nombre d’autres médicaments a des effets indésirables pour cetains types de neuropathies périphériques. Il n’a pas été rapporté de cas d’aggravation ou de gêne chez les patients porteurs d’une CMT, néanmoins vous pouvez vous renseigner au cas par cas auprès de votre médecin ou pharmacien lors de la prescription d’un nouveau médicament.

Il peut exister une alternative à l’utilisation d’un médicament à toxicité neurologique, ce qui est préférable chez un patient atteint d’une CMT.

Cette liste a été dressée à partir d’une liste canadienne. Elle a été francisée et transformée en molécules par Anne de Maisonneuve Docteur en Pharmacie puis vérifiée et confirmée par le Docteur Odile Dubourg, neurologue à l’hôpital de la Salpetrière.

N’ARRÊTEZ JAMAIS UN MÉDICAMENT
SANS EN PARLER A VOTRE MÉDECIN

Rappel important : l’anesthésie

Des troubles respiratoires parfois sévères peuvent survenir à l’occasion d’anesthésies générales chez des sujets atteints d’une CMT et ne se plaignant pas nécessairement d’une gêne respiratoire importante avant l’opération. Avant une anesthésie générale, toutes les personnes atteintes d’une CMT doivent informer l’anesthésiste de l’éventualité, exceptionnelle mais non nulle, de problèmes respiratoires au réveil, et donc de la nécessité d’une surveillance rigoureuse à ce niveau.

Ne pas utiliser de Succinylcholine (Anectine ou Suxamenthonium). Chez certaines personnes atteintes d’une CMT ce produit pourrait provoquer une importante sécrétion de potassium, occasionnant une irrégularité du rythme cardiaque et parfois même un arrêt cardiaque. Les curarisants sont déconseillés, comme dans toutes les maladies neuromusculaires.

La prévention des infections respiratoires par la vaccination antigrippale et antipneumococcique est certainement bénéfique, évitant ainsi une insuffisance respiratoire aiguë facilitée par le mauvais fonctionnement des muscles respiratoires lié aux CMT.